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Et voici la dernière partie de notre serie sur comment faire une feuille de route Agile.

Vous pouvez trouver les deux articles précédents ici :
– le premier sur « en quoi » une feuille de route Agile est utile
– le deuxième propose une méthode sur « comment » le faire.

Nous allons maintenant décrire ce qu’une feuille de route nous permet et comment on peut l’utiliser correctement.
Soyez prêts, ca devient plutôt intéressant.

Projettons-nous (dans les bois ?)

Le but du wall-planning (voir le deuxième article) était de nous permettre de trouver l’importance de tous les chemins de notre feuille de route : toutes les possibilités et leur conséquence sur notre produit.
Maintenant, comme lorsqu’on dessine une ‘vraie’ carte (map), il nous faut joindre les points ensemble.

Lorsque vous avez fini le wall-planning (rappel l’article est ici), il vous faut appliquer le processus suivant :

    – en vous référant à l’échelle que vous avez utilisé, vous devriez être capable de calculer le nombre d’unité fantaisie (t-shirt, éléphant, …) que votre équipe est capable de produire en moyenne (puisque nous avons utilisé cette capacité pour construire notre échelle de mesure fantaisie :))
    – on enlève ensuite 20% : c’est notre marge pour tout événement imprévu, les vacances les jours feriés et les absences. Vous pouvez choisir de mettre plus, mais je ne conseillerai pas de dépasser 30% à moins que ce ne soit la seule façon de prendre en compte l’instabilité de votre environnement

N.B. : Pourquoi on utilise pas la velocité ? Encore une fois, il s’agit d’être certain que l’exercice de roadmaping utilise des échelles et des valeurs différentes afin d’être certain que la tentations de traduire ou d’arrondir ces estimations dans une estimation pour un sprint. Le but est bien d’explorer les possibilités, pas de chercher un engagement de livraison.

Ensuite, pour chaque épic / story, on peut projeter sa place et sa livraison relative par rapport aux autres dans, par exemple, un plan trimestriel.

Pour vous aider, vous trouverez dans les liens suivant le simulateur qu’on utilise en interne chez Seedbox pour calculer nos feuilles de route à partir des wall-planning :

Il vous suffit de remplir les parties en vertes avec les informations qui vous sont propres, comme suit :

Dans le premier onglet : « Team parameters »

    En B2, le nombre de développeurs / membre d’équipe qui participe à la production
      En C2, le nombre de développeurs / membre d’équipe qui participerait à la production dans un premier
    scenario (cela peut-être plus, cela peut être moins, c’est votre choix :))
    En D2, le nombre de développeurs / membre d’équipe qui participerait à la production dans un deuxième scenario
    De B3 à B7, les correspondances de vos échelle du wall-planning (dans notre fichier c’est en taille de t-shirt : XS, S, M, L, XL) en nombre dans une itération pour toute l’équipe (dans notre exemple : toute notre équipe fait en moyenne 2 story Small par itération)
    En B8, la marge pour les imprévus et autre que vous voulez utiliser
    En B10, le trimestre à partir duquel vous voulez commencer vos projections

Dans le deuxième onglet : « Wall-planning – Simulation »

    Dans la colonne A, les ID (si vous avez besoin de pouvoir les référencer)
    Dans la colonne B, une description courte de l’épic / la story
    Dans la colonne C, l’estimation obtenue lors du wall-planning

Résultat – « Wall-planning – Simulation »

Vous obtenez alors à droite dans le deuxième onglet, les trimestres de livraison probable de chaque epic / story :

    – dans la colonne H, avec votre équipe actuelle
    – dans la colonne I, avec l’équipe projetée dans le scénario 1
    – dans la colonne J, avec l’équipe projetée dans le scenario 2

Et voilà!

Plus de chemins mènent à plus d’opportunités

Vous pouvez maintenant partager ces résultats entre vos PO et Directeurs pour qu’ils puissent jouer avec l’ordre des epics / story et prioriser selon ce qui a le plus de sens pour eux. C’est magique!

Vous venez de finir votre première « feuille de route »Agile.

Les 3 règles : Communiquer, Communiquer, Communiquer

Ensuite?

Dessiner c’est bien, mais à moins que vous vouliez attendre une gloire posthume, il est indispensable de faire suivre la construction de votre feuille de route Agile par une diffusion la plus large possible.

Faites-en quelque chose de visuel.
Faites-en quelque chose de joli.
Faites-en quelque chose de sexy.
Faites en sorte que les gens veuillent mettre votre feuille de route en fond d’écran, imprimez la sur des t-shirt…
Poussez la folie jusqu’à la limite de ce que vous pensez nécessaire, mais surtout rendez votre feuille de route VISIBLE.

Ne dormez pas sur vos lauriers!

Maintenant que vous avez fini votre feuille de route Agile, que vous l’avez publicisée, j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous : vous n’allez PAS la suivre. Disons, pas à la lettre.

Mais la bonne nouvelle c’est que :

C’est correct!

Souvenez-vous, le but de tout cet exercice est de se donner une idée à haut niveau de la direction que vous voulez prendre avec vos équipe.
Mais comme pour peindre sur une toile, vous devez laisser la créativité, l’envie d’explorer, les erreurs et les succès vous aider à inspecter et adapter ce que vous faites à la réalité qui se dissipera alors.

Vous ne voulez pas être un copieur aveugle, vous êtes un peintre!

Retrospection

Le corollaire, bien sûr, c’est que comme vous allez vous adapter, il est important de prendre le temps, à chaque période (le trimestre est notre référence chez Seedbox), pour refaire, cycliquement, l’exercice de feuille de route. Cela vous donne l’occasion d’apprendre à être meilleur à chaque cycle : inspecter et adapter!

Aussi, n’hésitez pas à faire un résumé de vos succès et vos défis, on oublie trop souvent de reconnaître le travail effectué.

Avec tout ça, c’est sur, vous serez Agile.

Félicitations!

– Bruno

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